Le MRC et Maurice Kamto crie à la manipulation

Qui veut piéger le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun ? C’est la question que l’on peut se poser après la mise en circulation d’une déclaration de ce parti pour mettre en garde les autorités contre tout soupçon de destabilisation de la nation.

De quoi est-il question ? La déclaration ci-bas l’explique à satiété.

DECLARATION / MISE EN GARDE SOLENNELLE CONTRE DE NOUVELLES PROVOCATIONS DU REGIME

Depuis son lancement en 2012, notre parti, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), est l’objet de toutes sortes de provocations et d’attaques récurrentes de la part du régime en place au Cameroun. Déjà courantes avant 2018, ces attaques, fondées sur des montages grossiers, se sont intensifiées après le scrutin présidentiel historique d’octobre 2018.

Outre les arrestations arbitraires, la torture systématique, tant physique que morale, de nos militants et sympathisants, leur détention illégale devenue une prise en otage politique, le MRC fait face à toutes sortes d’attaques criminelles orchestrées par le pouvoir. Parmi ces attaques figurent en bonne place les fausses accusations, notamment celles relatives aux achats d’armes pour déstabiliser le pays.

Souvenez-vous que pour mettre en application son projet criminel et antipatriotique visant à m’empêcher de venir en aide, à travers l’initiative humanitaire Survie Cameroon Survival Initiative (SCSI), aux populations abandonnées à elles elles-mêmes alors que la Covid-19 faisait rage, le pouvoir avait répandu et soutenu sans vergogne que l’argent collecté pour ce programme était destiné à l’achat des armes pour le compte du MRC. De nombreux représentants du pouvoir aussi bien dans certains médias traditionnels que sur les réseaux sociaux avaient abondamment relayé ce mensonge d’État.

Que l’on se souvienne aussi qu’une initiative de certains activistes camerounais réunis en Allemagne en 2019 et exprimant ouvertement leur soutien aux sécessionnistes ont été imputées au MRC par le régime.

L’opinion doit savoir que depuis plus de deux ans, un dossier qui porterait sur l’achat d’armes via internet est pendant devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Dans ce dossier, le pouvoir tente de faire avouer à des personnes qu’elles auraient été en contact avec le MRC pour une prétendue opération d’achat d’armes. En revanche, alors même que nous avions dûment informé l’appareil sécuritaire de l’Etat de ce que des individus identifiés et remis entre les mains des services de sécurité compétents nous avaient contacté dans le but de nous associer à une prise du pouvoir par les armes au lendemain de l’élection présidentielle d’octobre 2018, non seulement cette initiative antirépublicaine et antipatriotique n’a jamais été rendue publique par le pouvoir, mais les individus en question n’ont jamais été jugés et condamnés, à ma connaissance ! C’est donc un terrible traquenard qui nous avait été tendu. Bien qu’on n’y soit pas tombé, grâce à nos convictions républicaines viscérales et notre attachement profond au changement dans la paix et par les urnes, le pouvoir ne s’est pas découragé. Il poursuit son dessein maléfique de persuader les Camerounais et le monde que nous voulons prendre le pouvoir par violence ou par les armes. Il n’y arrivera jamais, parce que nous aimons notre pays et sommes profondément démocrates.

En effet, plusieurs fois, des citoyens ont été forcés, en vain, malgré la torture atroce dans divers services de police et de gendarmerie, de déclarer qu’elles sont mêlées à de telles affaires d’achat d’armes alléguées en lien avec le MRC et moi-même.


C’est dans le même but obsessionnel que circule actuellement une vidéo dans laquelle un individu s’exprimant en langue fulfulde, prétend avoir été contacté par les  » gens de KAMTO » pour acquérir des armes via la RCA afin de déstabiliser la partie septentrionale de notre pays, à partir de Garoua Boulaï pour remonter à Meiganga et continuer à Ngaoundéré, Garoua et Maroua

(voir la vidéo [https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4821154594562342&id=100000035479707] et la transcription ci-jointe des propos qui y sont tenus).

Ayant échoué dans son plan de pousser le MRC à la clandestinité, comme le pouvoir colonial le fit à l’UPC dans les années 1950, et dans son entreprise visant à briser la formidable détermination de la Résistance Nationale, le cabinet noir mis en place au sein de l’appareil étatique ne se résigne pas.

Aussi, je voudrais condamner avec la plus grande fermeté ces pratiques d’un autre âge qui ressemblent à de la voyoucratie, pratique indigne de notre pays. Je mets en garde solennellement celui où ceux qui, souhaitant être dans les bonnes grâces du pouvoir en place tentent maladroitement de rééditer des opérations conduites par le passé sur d’autres cibles avec l’échec que l’on connaît.

Je demande formellement que le triste personnage qui, en se mettant en scène dans la vidéo en question, s’est prêté à ce jeu à la fois burlesque et sinistre orchestré par le pouvoir, soit arrêté immédiatement et traduit en justice.
24 septembre 2021

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Transcription des propos de l’auteur de la vidéo en fulfulde


« En vérité, il y a des gens qui veulent déstabiliser le Cameroun, et le Grand Nord en particulier. Ils sont passés par moi pour faire entrer des armes depuis la RCA et par Bamenda. Et qu’on fasse entrer des rebelles aussi depuis la RCA et par Bamenda pour se rejoindre et former une base armée à Garoua-Boulaï. [Leurs premières actions] consistaient à détruire les bureaux des Douanes, la Sous-préfecture et la Mairie de Garoua-Boulaï ; puis ils mèneraient des attaques visant à détruire les villes de Meiganga, Ngaoundéré, Maroua et Garoua. Mais je leur ai dit que je ne voulais pas m’associer à leur projet. Ce ne sont guère des gens extraordinaires, par Dieu, ce sont les gens de Maurice Kamto, ce sont eux qui ont voulu s’associer à moi pour qu’on fasse entrer les armes et les rebelles à Garoua-Boulaï depuis la RCA et depuis Bamenda pour en faire une base (des opérations) dans le but de déstabiliser le Grand-Nord.

Par Dieu, c’est cela leur projet. Ce que je dis a été confirmé et consolidé par le Gouvernement camerounais. Car on a intercepté du matériel [militaire ?] destiné à être utilisé pour déstabiliser Garoua-Boulaï, Meiganga et les cités qui sont au-delà. Je jure par Dieu, ce ne sera pas avec mon concours. C’est pour cette raison que j’ai arrêté ce combat, non pas pour avoir reçu de l’argent, par Dieu. J’ai arrêté ce combat parce que j’ai compris le projet des gens de Maurice Kamto visant à déstabiliser le Cameroun et le Grand-Nord [particulièrement] là où même nous nous battons pour avoir des routes, de l’électricité, de l’eau et des infrastructures… alors qu’on me demande à moi de participer à un projet de destruction de nos acquis ? Par Dieu ce ne sera jamais avec moi. Je suis pleinement sensé. Jamais je ne m’associerai à des individus pour détruire le Cameroun, jamais je ne le ferai.

Je ne m’associerai jamais à des gens qui veulent détruire le Grand-Nord que je défends des années durant. Jamais je ne m’associerai à des gens pour venir détruire les bureaux des Douanes, la Sous-préfecture, les services du Gouverneur, les bureaux des Douanes de Ngaoundéré, de Garoua et de Maroua ; par Dieu je ne le ferai pas. Les gens de Maurice Kamto, ce sont eux les impies [vils méchants], je le jure par Dieu. Je pensais que c’était Paul Biya le méchant, c’est ce qu’ils m’ont mis dans la tête, alors ce sont eux les vrais impies.

Les dégâts qu’ils veulent qu’on s’associe pour en orchestrer, jamais Paul Biya n’en a fait autant. Je ne me suis jamais rendu compte que Paul Biya était un grand président ; c’est seulement ces jours que j’ai su qu’il est un grand homme, un homme béni. Il est entrain de nourrir de grands projets pour le Cameroun. Demandez-vous pourquoi les Français ne veulent plus de Paul Biya maintenant ? Pourquoi ils échafaudent des plans pour déposer Paul Biya ? Parce que lorsque les accords que [les Français] avaient signé avec le Cameroun dans le but de dilapider nos richesses sont arrivés à échéance, Paul Biya a refusé de renouveler [ces accords].

Paul Biya a décidé de ne plus signer de contrats avec les Blancs. C’est pour cela que les Français ont pactisé avec Maurice Kamto pour déstabiliser le Cameroun. Et ils ont voulu passer par des gens comme moi pour détruire le Grand-Nord. Auparavant, ils me demandaient de faire des vidéos pour qu’aux élections suivantes, Biya ne soit plus réélu ; c’est ce que j’avais cru. Mais maintenant, ils ont changé de projet, me demandant de participer à la destruction du Grand-Nord. Si je laisse faire, Dieu ne me laissera pas. Ce que je vous dis là a été vérifié, et les hauts responsables [de ce pays] le savent. Si vous ne le savez pas, les hauts responsables le savent. Je remercie Dieu de m’avoir permis à moi de déjouer les plans des gens de Maurice Kamto destinés à détruire le Grand-Nord.

Je t’en suis reconnaissant mon Seigneur. Rien ne passera jamais par moi, je le jure. Je remercie tous ceux qui me soutiennent dans ce combat. Mais on a arrêté le combat [initial] ; que ceux qui aiment le Cameroun et le Grand-Nord soutiennent Paul Biya. Que celui qui aime le Cameroun et la paix dans le pays et au Grand-Nord soutienne Paul Biya. Parce que Paul Biya a des projets pour construire le Grand-Nord et le Cameroun en général.

Et parce que Paul Biya a refusé de renouveler les accords jadis signés avec les Français, ces derniers font alors tout pour chasser Paul Biya du pouvoir et pour qu’ils installent leur base [militaire ?] au Cameroun afin de détruire le Grand-Nord. Je jure que ce ne sera jamais avec ma participation.

« Nous sommes à Dieu et c’est vers Lui que nous nous retournons » (verset coranique) : j’ai fait une grave erreur en m’associant avec des gens aussi abjects qui sont les Bamileke, dans le but de détruire le Grand-Nord ; mais je ne savais pas, et je le jure, que c’était cela leur projet… et si je l’avais su, jamais je n’aurais accepté. Mais je vous conjure, Paul Biya et le gouvernement, de me pardonner, car je ne savais pas. J’ai commis une erreur et jamais je ne commettrai de comparable jusqu’à ma mort. J’avais vraiment une compréhension erronée de Paul Biya. Alors qu’il n’est pas ainsi. Je demande à Paul Biya de me pardonner, par la grâce de Dieu et du Prophète, aussi au gouvernement et à l’ensemble des ministres que j’ai calomniés, pardonnez-moi car je ne savais pas que c’est vous les vrais patriotes dans ce pays. Et à partir d’aujourd’hui, je soutiens fermement Paul Biya et le RDPC. Quelles que soient les circonstances, je les soutiendrai, je le jure. Si Dieu Tout-puissant le veut bien. Parce que Paul Biya nous aime, et j’en ai eu confirmation, il nous aime, je le jure par Dieu. »

Des policiers tortionnaires ont été écroués

La vidéo totalement descriptive qui montrait des policiers torturer un homme qu’ils avaient initialement immobilisé a fait le tour des réseaux sociaux. Voir notre article intitulé une vidéo montre un homme qui se fait sauvagement frapper par la police à coups de machette. Elle a provoqué une vague d’indignation sans précédent. Les images, difficile à regarder, montre des policiers en train de frapper le dessous du pied d’in individus à coup de machette.

Le Délégué général à la Sureté Nationale, Martin Mbarga Nguelé, avait promis des sanctions disciplinaires proportionnelles à la violation de la loi. 

L’émission « Canal police » diffusé sur la Cameroon Radio Television(CRTV), annonce que ces policiers ont été mis aux arrêts. « Ils ont été placés en garde à vue en attendant leur déferrement pour être jugés ».

Selon le Code pénal camerounais, la torture est définie comme étant « tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aigües, physiques, mentales ou morales, sont intentionnellement infligées à une personne, par un fonctionnaire ou tout autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite ».

Le football, c’est une distraction selon Olson Bao

Olson Bao est un des Vice-présidents du PCRN. Il s’insurge de la place médiatique qui est dédiée depuis plusieurs années aux affaires entourant le football camerounais.

Il estime que l’on offre aux camerounais les discussions et débats interminables sur le football afin de les éloigner de l’essentiel. Et cela fait 40 ans que ça dure.

Voici les propos du Vice président du PCRN :

« Pendant ce temps de centaines d’innocents jeunes Camerounais, continuent à croupir en prison. Leur faute ! avoir porté critique au régime de Mr Biya. De dizaines d’enfants et de soldats continuent à mourir chaque jour dans le NOSO, des responsables de hauts rangs continuent à soustraire les fonds publics dans les marchés douteux relatifs à la construction des infrastructures sportives, le tout sans impunité.

Dans nos commissariats, des policiers se transforment en justiciers et torturent à la machette de simples suspects. Non loin du commissariat, des militants du RDPC bloquent la voie publique au motif du renouvèlement des organes de base de leurs parti politique, chantant les louanges de leur dieu invisible et utilisant sans questionnement le matériel électoral appartenant à Elecam.

Non mais ce n’est pas grave tout ça ! l’élection à la fécafoot est bien l’événement le plus important qui puisse arriver au Cameroun en cette fin d’année. D’ailleurs tout le monde en parle, surtout depuis que le Goleador Samuel Eto’o s’est porté candidat à cette élection.

J’ai même un peu l’impression que mon peuple s’intéresse plus à l’élection du président du ballon rond qu’à l’élection de son président de la république.


Le constat est bien triste, mais la réalité est cruelle ! Comment en sommes nous arriver là ? C’est même à croire que c’est le peuple qui vote le président du ballon rond !

Alors permettez moi de me pose la question ! pourquoi tant de jacasseries autour d’une élection donc nous savons tous d’avance que l’issue ne dépend que de la capacité des candidats à convaincre par tous les moyens un collège électoral composé majoritairement des électeurs financièrement pas très au point ?

Voilà pourquoi je me permets de tirer la sonnette d’alarme, évitons cette nouvelle distraction, notre pays va très mal, je ressens beaucoup de peine à chaque fois que j’ouvre mon téléphone et que je visualise sur mon WhatsApp les images de nos soldats et de nos enfants tués dans le NOSO, bien que grand fan de football (pour ceux qui me connaissent), je puis vous dire que cette élection est une nouvelle distraction qu’il faut éviter à tout prix en ces moments graves !

Evitons cette fois de consommer avec excès cet opium qu’est le football, que nous sert le régime de Mr Biya depuis 40 ans ! « 

Une vidéo montre un homme qui se fait sauvagement frapper par la police à coups de machette

Les forces de police sont des entités surpuissantes au Cameroun. Ça on le savait déjà. Alors qu’elles sont censées protéger la population et faire respecter la loi, elles sont depuis bien longtemps des véritables bourreaux. Dans certaines zones du Cameroun, la population préfère plutôt se cacher loin des forces policières pour éviter de subir leurs abus.

Dans une vidéo qui circule dans les réseaux sociaux, trois hommes en tenue ont immobilisé un citoyen, en attachant ses bras en arrière, en maintenant l’homme assis, les pieds tendus immobilisés. Un quatrième homme suit la scène et s’assure que tout se passe bien. 

On peut entendre une voix d’un homme de tenue demandant à l’homme avec qui il était. On pourrait ainsi affirmer que les policiers étaient à la quête des aveux.

Malgré les coups d’une valence inouïe, l’homme immobilisé va crier avec insistance qu’il n’était avec personne, et suppliait à la clémence des policiers bourreaux.

La scène en elle-même n’est pas surprenante puisque dans ce pays de l’Afrique centrale, les nombreuses forces de l’ordre ont le droit de faire ce qu’elles veulent pour protéger le pouvoir détenu par le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais depuis 1982, et avant cela aussi par son autre dénomination, l’UNC.

Dubaï, ville favorite des affaires pour les Africains, allège les restrictions de voyage

Ils doivent simplement présenter un certificat de test PCR négatif à la Covid-19, un document qui fait partie de la procédure de voyage standard en cette ère de pandémie.

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les nombreux délégués qui prévoient d’assister à l’Africa Oil Week (AOW) à Dubaï en novembre 2021.

Les voyageurs en provenance de la plupart des pays devront présenter les résultats d’un test négatif effectué 72 heures au maximum avant la date de leur départ. Cependant, les voyageurs arrivant d’Afrique du Sud, du Bangladesh, d’Inde, d’Indonésie, du Nigeria, d’Ouganda, du Pakistan, du Sri Lanka, du Vietnam et de Zambie doivent suivre une procédure légèrement différente.

Ces voyageurs doivent être en possession d’un certificat valide de test PCR négatif à la Covid-19 avec un QR code, délivré maximum 48 heures après le moment où l’échantillon a été recueilli par un établissement de santé agréé. En outre, ils doivent présenter un certificat de test PCR rapide avec QR code, effectué à l’aéroport de départ dans les six heures avant le décollage.

Les voyageurs de certains pays devront également passer un test final à leur arrivée à Dubaï.

« Nous nous félicitons de cet allègement des restrictions », a déclaré Chris Hall, directeur des événements du Groupe AOW. « Cela signifie que Dubaï est à nouveau ouvert aux affaires et nous conforte dans notre décision d’organiser temporairement l’AOW à Dubaï. »

« Bien que nous ayons hâte de retourner au Cap en 2022, nous pensons que cette décision sert au mieux les intérêts de nos délégués et qu’elle nous aidera à organiser, cette année, le seul événement sûr et présentiel consacré à l’énergie pour l’Afrique. »

L’AOW se prépare à accueillir quelques 45 ministres et chefs de gouvernement représentant 66% des gouvernements africains, notamment ceux du Ghana, de l’Ouganda, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Kenya et de la République du Congo.

Les équipes dirigeantes des principaux acteurs pétroliers et gaziers du continent, comme TotalEnergies, Eni, Equinor, Tullow Oil, Perenco, Panoro et Seplat, seront également présentes. Après l’interruption due à la pandémie, ce potentiel d’engagement significatif a été salué par tous.

Naturellement, l’allègement des restrictions de voyage ne signifie nullement que Dubaï ou l’AOW relâcheront leurs efforts pour protéger la santé des délégués.

« Dès le début de la pandémie, une stratégie robuste a été mise en place dans l’objectif absolu de sauvegarder la santé et le bien-être de nos résidents et de nos hôtes », a déclaré Issam Kazim, CEO de Dubai Corporation for Tourism and Commerce Marketing.

« Nous continuons d’appliquer les normes d’hygiène et les mesures de précaution anti-Covid-19 les plus élevées dans toute la ville et des inspecteurs contrôlent tous les 15 jours les établissements qui ont reçu l’agrément Dubai Assured, afin de garantir la continuité de leur conformité ».

« Ces efforts, ainsi que les progrès réalisés dans l’avancement du programme vaccinal déployé à l’échelle du pays, sont essentiels pour la lutte contre le virus et pour la tranquillité d’esprit des résidents et des visiteurs ».

«Pour les visiteurs en provenance du Royaume-Uni, Dubaï reste à l’heure actuelle une meilleure option que l’Afrique du Sud, cette dernière figurant toujours sur la liste rouge du Royaume-Uni », a ajouté Chris Hall, AOW.

« Les EAU figurent sur la liste orange du Royaume-Uni, ce qui signifie que les voyageurs entièrement vaccinés ne devront pas observer de quarantaine en rentrant chez eux ».

Avec ses partenaires officiels, notamment la compagnie aérienne Emirates, AOW attend avec impatience que son prochain événement marque le début du retour des évènements sûrs en présentiel, partout dans le monde.

Louis Paul Motazé évacué en Suisse pour traitement

Le ministre camerounais des finances a quitté le Cameroun très tôt jeudi. Selon les informations de nos confrères, il a été évacué en Suisse des suites de complications du COVID-19. Il avait auparavant été hospitalisé à l’Hôpital central de Yaoundé et placé sous assistance respiratoire. Il aurait dû quitter mardi dernier, mais suite à des raisons non rendues publiques, l’évacuation a été retardée.

Une première évacuation, autorisée par Paul Biya, dont il est le neveu, avait été envisagée le 7 septembre, mais elle a ensuite été reprogrammée », renseigne notre confrère.

Christelle Mirabelle Lingom, injustement accusée, puis violée, est morte inutilement


Quelle histoire que celle de Christelle Mirabelle Lingom. Sa vie a totalement basculé du jour au lendemain lorsqu’elle a été accusé d’avoir tourné dans un sextape avec l’influenceur Paul Chouta qui attendait dans les geôles de Nkondengui, la sentence de son procès contre Calixte Beyala.

Pour faire court, une autre histoire de moeurs impliquant le journaliste et patron de média Martin Camus Mimb faisait les choux gras de la presse. Certains estiment que c’est pour créer un autre feu médiatique que des puissants de la République auraient imaginé un scénario pour distraire le public et détourner l’attention de l’opinion sur le sujet.

Christelle Mirabelle Lingom est une pauvre fille, orpheline de père et qui prend en charge sa mère souffrante. Son profil sied bien à celle qui ne peut se battre pour faire valoir ses droits, n’ayant ni attache, ni soutien.

Suite à la diffusion de ladite sextape impliquant Paul Chouta, les bourreaux de cette pauvre fille l’ont désignés comme étant la fille en question.

Ses multiples démentis, ainsi que ceux de Chouta n’y changeront rien. Une vaste entreprise médiatique s’est mise en place pour l’abrutir. Que ce soit par l’intermédiaire des intimidations, des menaces, avant qu’elle ne soit droguée puis violée en juillet dernier par des inconnus.

Rencontré par le media griote.tv, elle a raconté le cauchemar dans lequel elle vivait depuis lors:

Le viol…

Le film de l’agression de Christelle Mirabelle est digne du scénario d’un thriller Nollywoodien. Pour faciliter sa mobilité, la jeune dame de 25 ans segmente son parcours entre sa maison et son lieu de travail. Elle emprunte une moto pour Rhône Poulenc dans le 5ème arrondissement de la ville de Douala, ensuite  emprunte une autre pour l’Essec. Christelle Mirabelle travaille à Kotto Village et pour les habitants de cette zone, il n’est pas aisé de s’y mouvoir.

«J’ai emprunté une deuxième moto disant que je ne voulais pas me faire bâcher. Il est passé par rond-point Petit Pays je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite… Je sais juste que j’ai ressenti une forte odeur … et je me suis retrouvée par terre vers le collège Bénédicte».

L’agression sexuelle de Christelle se déroule aux environs de 22H 30, ayant été droguée avant le crime, elle se réveille vers 1h du matin, est secourue par des inconnus qui l’allongent sur le banc d’un café, avant d’appeler son frère à  4h du matin. Elle avait alors légèrement recouvré la mémoire.

C’est ainsi qu’une plainte va être déposée contre inconnu.

Le début de l’histoire

Pendant que l’affaire de mœurs de Malicka Bayemi bat son plein, certains veulent détourner l’attention de l’opinion sur le sujet, ainsi ont-ils inventé de toutes pièces une histoire impliquant une jeune femme sans force, étant orpheline de père et s’occupant elle-même de sa maman malade. Ils ont profité de la diffusion d’une sextape de l’influenceur Paul Chouta pour désigner Christelle comme étant sa victime.

«Mon ex petit ami Julien Bapès Bapès  m’avait contactée … il a demandé si je tourne déjà les sextapes avec les journalistes, après il a demandé que je porte plainte. Au début je pensais que c’est une blague, j’ai d’abord commencé à rire. Après je dis que mais, tu es sérieux ou quoi ? Tu as été mon ex mais je constate que tu ne m’as jamais connue réellement quel gâchis… Une semaine après, il fait un screenshot qu’une artiste a dit qu’elle va également me soutenir.».

Mais le petit ami en question ne s’arrête pas là, avec ses amis ils inventent une interview qu’ils attribuent à Christelle Mirabelle.

«Il faut préciser que c’est mon ex petit ami Julien Bapès qui donne l’information me concernant à Jean Louis Batoum qui se présente à moi comme étant de la société civile. Ils se sont mis ensemble avec Clotaire Nguedjo, Poutine Le Lion pour monter une interview sans toutefois vérifier l’information.», déclare la victime.

Dans cette entrevue fictive, la voix assignée à Mirabelle fait des déclarations graves, à la limite de la pudicité.

«Dans la vidéo on dit que c’est Paul Chouta qui m’a appris la sodomie. Que Dieu me pardonne, je ne juge pas, à chacun sa vie, mais il y a des choses que je ne peux pas faire… Pourquoi moi ?».

Quelques temps après ce tourbillon, la jeune femme décide de donner sa version des faits, elle prend le soin de préciser qu’elle n’est mêlée ni de près ni de loin à cette affaire, ce que corroborre Paul Chouta. Ainsi l’y accompagne le journaliste Gérard Kuissu et des plaintes sont déposées contre les protagonistes.

Meurtrie, blessée dans sa chair…

«J’ai même failli aller à la pharmacie pour demander un truc pour mettre un terme à ma vie … peu de temps après quand j’aillais sur mon compte Facebook, je recevais des insultes donc j’étais vraiment anéantie … je n’avais pas de voix.».

Julien Bapès Bapès a nié être associé à cette cabale contre Christelle Mirabelle Lingom, mais elle reste convaincue qu’il est l’artificier de ce bad buzz et réclame justice.

Ce 6 septembre, la malheureuse est morte à l’hôpital de la Cité des Palmiers après avoir ressenti des douleurs dans le ventre. Son grand-frère pense que c’est une mort suspecte.

«La mort de Mirabelle vient à partir de son viol. La drogue qu’on lui avait fait ingurgiter était certainement accompagnée du poison. Il savait que c’était un poison lent qui devait agir bien après. La mort l’a prise subitement. Elle n’était pas mourante à l’heure où elle m’a informé qu’elle va à l’hôpital», explique t-il.

«Mirabelle ne pouvait pas se suicider» …

Il y a de cela deux semaines, la défunte a fait savoir à son frère qu’elle avait des petites douleurs dans le ventre. Il lui a naturellement conseillé de prendre quelques potions traditionnelles pour calmer la douleur. Pour lui, rien ne laissait croire que ce mal devait l’emporter.

«J’ai demandé qu’elle consomme le roi des herbes avec du sel, parce que généralement c’est ce qui calme les douleurs dans le ventre. Et puis je lui ai donné de l’argent pour aller à l’hôpital au cas où cela persistait. Mais je ne sais pas si elle est allée à l’hôpital cette semaine-là, j’étais toujours en contact avec elle, mais elle ne se plaignait plus de ce mal. Donc même si elle ne se sentait pas toujours bien entre temps, ce n’était pas grave, sinon elle m’aurait informé», rajoute-t-il.

Le jour où la jeune femme victime d’abus sexuel et d’injustice décède, elle a d’ailleurs fait son ménage au petit matin et a dialogué avec son bailleur et devant lui rien ne laissait voir qu’elle était malade.

«J’ai rencontré son bailleur  et il m’a dit qu’elle a fait le ménage ce matin (le jour où elle décède) et ils ont même échangé entre eux. Bien qu’elle ressentait une douleur dans le ventre, elle ne présentait pas les signes d’une personne qui allait mourir les heures suivantes. Lui-même, il n’a pas constaté qu’elle était malade», nous dit-il.

C’est aux environs de 11h qu’il reçoit un appel de la défunte où elle l’informe qu’elle va se rendre à l’hôpital pour se faire consulter, car son mal persistait. Même dans la voix de Mirabelle, il dit n’avoir rien constaté d’étrange. C’est une fois   à l’hôpital que le mal devient atroce. Son frère reçoit un appel vers 14h et on lui annonce que Mirabelle est dans un état critique. Il arrive et trouve la jeune femme couchée.

«Au téléphone avec le médecin j’entends comment elle était en train de crier. J’ai eu peur et j’ai pris directement une moto pour l’hôpital de la cité des palmiers. Quand j’arrive, je trouve Mirabelle couchée dans un état très délicat».

Serait-t-elle morte des suites de négligence médicale ?

Affirmatif, si l’on s’en tient aux propos de son grand frère appelé à son chevet. Mirabelle s’est rendue à l’hôpital de la cité des palmiers pour se faire soigner. Selon son frère, le médecin qui avait la charge de prendre soin d’elle l’a abandonnée.

«J’ai trouvé Mirabelle couchée sur le lit, la tête pendante vers le sol, et je suis allé voir le médecin, pour lui demander comment vous pouvez laisser ma sœur comme ça ? je suis allé voir le directeur de l’hôpital de la cité des palmiers, malheureusement il n’était pas là. Sa secrétaire m’a dirigé chez le surveillant. C’est où on va voir ma sœur. Lorsqu’on arrive dans sa salle, elle est toujours dans la même position. Elle avait fait les selles partout sur elle. Il m’a demandé d’aller lui trouver les vêtements de rechange, ce que j’ai fait. Quand je reviens, elle est dans la même position. Je me disais qu’elle était en vie alors qu’elle était déjà morte depuis».

Mirabelle meurt d’une mort trouble. L’on ignore encore l’origine de ce décès, même si sa famille soupçonne un empoisonnement et la négligence médicale. Elle a été une victime de trop d’injustice en l’espace de 3 mois, elle était loin de se donner la mort selon son frère. Elle avait le soutien des avocats et même des activistes qui avaient pris cette situation à bras le corps.

Les obsèques sont prévues pour le 17 septembre 2021 et sa famille invite les âmes de bonne volonté à les aider à inhumer Mirabelle dans la dignité.

Avec Griote.tv

Espagne : Samuel Eto’o ne veut toujours pas reconnaitre Erika

Elle est désormais âgée de 21 ans et depuis 2019, elle espère se faire reconnaître par Samuel Eto’o Fils. Erika, la fille présumée de l’ancien joueur du Real Madrid, demande au tribunal qui a saisi sa demande de paternité de rendre un jugement sur l’affaire introduite en justice il y a deux ans. LFernando Osuna, son avocat, estime avoir présenté suffisamment de preuves pour que le Tribunal statut, même sans la présence de l’ADN du Camerounais, qui refuse de se plier à l’injonction de la justice. 

Erika supplie le tribunal qui saisit sa demande de paternité de se prononcer maintenant. Elle estime que le processus prend trop de temps et sa situation financière est très précaire. Si le juge avait imposé le paiement d’une pension alimentaire de 1400 euros par mois, Samuel Eto’o n’aurait jamais respecté cette injonction. Son avocat explique que l’ancien athlète a continuellement désobéi à la demande du tribunal de se soumettre à des tests de paternité.

Osuna assure avoir « présenté suffisamment de preuves pour qu’une peine puisse être prononcée même sans l’ADN de cet homme. Le procès a eu lieu en 2019 et nous espérons que la sentence définitive sera connue au plus vite ». 

La justice condamne à mort quatre accusés du massacre de la Mother Francisca College de Kumba

En octobre dernier, un groupe de personne a fait son apparition dans cette école située dans la ville de Kumba, région du Sud-Ouest et a tiré à vue sur des classes remplis de jeunes élèves. Puisque la région était baigné dans une insurrection des séparatistes, même si le principal mouvement de sécession avait déclaré ne pas y être mêlé, l’on les a fortement pointé du doigt.

Douze personnes étaient jugés pour ces crimes haineux. Cinq d’entre eux seront finalement condamnées à mort par fusillade.

Si la peine de mort a été réintroduite dans le code criminel du Cameroun, la peine des condamnés est régulièrement commuée en prison à vie. Mais vu la cruauté du geste, la loi impose une fusillade sous sept jours après le prononcé de la sentence.  

Conseil constitutionnel : des recours jugés irrecevables

Denis Emilien Atangana, le président du Front des Démocrates Camerounais, avait déposé un recours devant le Conseil Constitutionnel concernant la situation juridique de dix-huit directeurs généraux d’entreprises et établissements publics et parapublics qui continuent à exercer leur métier longtemps après avoir été frappés par la limite d’âge.

Denis Émilien Atangana, demande au président Paul Biya de limoger 18 DG et DGA d’entreprises publiques dont les mandats de 9 ans ont largement expiré.

Selon la loi du 12 juillet 2017, notamment son article 70, alinéa 3, le mandat d’un directeur général ou son adjoint à la tête d’une entité publique est de trois ans renouvelables deux fois. Soit un maximum de neuf ans.

« Les actes pris par les DG au-delà de ce mandat de 9 ans, sont nuls et de nul effet », précise l’alinéa 4 du texte.

18 DG hors-la-loi

Le requérant liste 18 partons hors-la-loi. Parmi ceux-ci figurent Mouthe A Bidias à la tête du Fonds national de l’emploi (FNE) depuis 1990. Soit 31 ans.

Ou encore, Adolphe Moudiki nommé en 1993 à la tête de la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

Le culte de la répression

Très peu de gestionnaires de la chose publique au Cameroun envisagent de démissionner malgré l’expiration de leur mandats dans un pays où quitter son poste équivaut à un crime de lèse-majesté.

Selon une opinion largement répandue qui tourne en dérision ce mode de gouvernance, seul le président Biya a le droit de limoger.

Il existe toutefois quelques exceptions. 

En mars 2019, le Pr Viviane Ondoua Biwolé avait écrit aux autorités pour leur rappeler qu’elle quitterait ses fonctions de DGA de l’Institut supérieur de management public (ISMP), en juin 2019 comme le stipule la loi.

 Le rappel de ces dispositions légales n’avait pas été du goût du pouvoir. Elle avait été débarquée après ce rappel.

Le 10 juillet 2019, Jean-Pierre Kedi  directeur général (DG) de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel), avait lui-même saisi sa hiérarchie, le ministre de l’Eau et de l’énergie (Minee), pour signaler l’expiration de son mandat à la tête de l’institution publique. 

Mis sous pression, le président Biya avait été obligé de le remplacer à la tête de l’institution publique.

 

Mais l’institution a jugé que ce recours est irrecevable. Il en est de même du recours portant sollicitation de l’arbitrage du Conseil constitutionnel sur le recadrage de la politique d’implémentation du processus de décentralisation au Cameroun. Vincent Engoulou Voundi, au nom de l’association Décentralisation Action Vie, espérait une issue autre.  

Le Conseil constitutionnel a jugé irrecevables ces deux recours au cours d’une audience qui aura duré environ trente minutes. Le motif invoqué par le Conseil constitutionnel est le défaut de qualité des deux requérants. Le Conseil s’appuie à cet effet sur les dispositions de la Loi fondamentale, notamment en son article 47, alinéa 2. La Constitution stipule en effet que « le Conseil constitutionnel est saisi par le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, un tiers des députés ou un tiers des sénateurs. [Par ailleurs,] les présidents des exécutifs régionaux peuvent saisir le Conseil Constitutionnel lorsque les intérêts de leur région sont en cause ».

Les deux requérants n’ont donc pas le profil pour solliciter l’illustre court.