La profession journalistique camerounaise est en deuil suite au décès, dimanche, d’Arnaud Nguefack. Le journaliste est mort des suites d’un malaise, selon des informations recueillies. Son collègue Ernest Obama lui a rendu un hommage appuyé, saluant ses grandes qualités professionnelles et humaines.
Un professionnel rigoureux et respectueux
Dans un message rendu public, Ernest Obama a loué les grandes qualités du défunt. Il a rappelé un principe fondamental du métier, souvent évoqué par les illustres prédécesseurs : « un journaliste ne peut jamais se taire ». Selon lui, Arnaud Nguefack a incarné ce principe « avec une rigueur exemplaire sur le terrain et à travers sa plume ».
La quête du « pourquoi » derrière le « quoi »
Ernest Obama a décrit Arnaud Nguefack comme un « excellent journaliste », soulignant sa « très bonne diction », son « rendu impeccable » et son « humilité déconcertante ». Il a précisé que le journaliste décédé avait passé sa carrière à chercher « toujours le “pourquoi” derrière le “quoi” », une marque de son engagement pour un journalisme de fond.
Arnaud Nguefack, un « puriste » du métier et de la langue française
Malgré son jeune âge, Arnaud Nguefack était présenté par son collègue comme « un puriste de notre métier et un esthète de la langue de Molière ». Cet hommage met en avant son attachement à l’éthique professionnelle et son souci de la qualité de la langue.
Un respect indéfectible envers ses aînés
Ernest Obama a également partagé un souvenir personnel, illustrant le caractère respectueux du défunt. Il a indiqué qu’à chacune de leurs rencontres, Arnaud Nguefack lui témoignait le « respect professionnel dû aux aînés » en l’appelant systématiquement « Cher aîné », une formule qu’il avait « collée à ses lèvres comme un credo ».
Une voix et une plume éteintes
Concluant son hommage, Ernest Obama a adressé un message direct à son cadet disparu : « Ce jour, ta voix unique s’est éteinte, ta plume s’est posée, nous te pleurons, cher cadet. » Il a signé son hommage par un « RIP Arnaud », témoignant de la perte ressentie par le milieu des médias.

