Un incendie majeur a détruit une partie du camp de réfugiés de Kolofata, dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Cela affecte plus de 14 000 personnes. Ce sinistre, le cinquième en moins de deux ans, plonge une population déjà vulnérable dans une détresse accrue.
Un cinquième sinistre en moins de deux ans
Le camp de réfugiés de Kolofata a de nouveau été ravagé par les flammes lundi 2 mars 2026. Cet incendie, qui a touché plus de 14 000 personnes, est le cinquième à se déclarer dans ce site d’accueil en moins de deux ans. La répétition de ces catastrophes met en lumière la fragilité chronique de cette installation.
Le sinistre a fait plusieurs blessés, selon les informations disponibles. Les victimes ont été orientées vers l’hôpital de Kolofata pour y recevoir des soins. Les autorités sanitaires locales sont mobilisées pour leur prise en charge, dans un contexte où les ressources médicales de la zone sont souvent limitées.
Des habitations de fortune propices à la propagation des flammes
La rapidité de propagation du feu est attribuée à la nature des abris. Les habitations, construites de manière précaire avec des matériaux inflammables comme le bois et la bâche, offrent peu de résistance aux flammes. Cette vulnérabilité structurelle est un facteur récurrent dans la succession des incendies qui frappent le camp.
Ce nouvel épisode survient alors que deux incendies s’étaient déjà produits au cours du mois précédent. Chaque sinistre laisse des milliers de personnes sans abri, dépendantes de l’aide humanitaire d’urgence. La population du camp, majoritairement composée de déplacés et de réfugiés fuyant les violences dans la région frontalière, voit ainsi ses conditions de vie déjà précaires se détériorer davantage.
Des appels à une intervention renforcée
Face à cette série de drames, des appels sont lancés pour une intervention rapide et soutenue. La priorité immédiate est d’apporter une assistance d’urgence aux sinistrés, notamment en termes d’abris, de nourriture et de soins. À plus long terme, la prévention de nouveaux incendies, par la sécurisation des installations et l’amélioration des conditions de vie, apparaît comme un enjeu crucial pour stabiliser la situation dans ce camp de l’Extrême-Nord camerounais.

