L’avocate Me Dominique Fousse est intervenue publiquement dans la polémique entourant Josiane Golonga, mise en cause dans l’affaire Miss Cameroun. Elle dénonce la diffusion de discussions intimes volées, qualifiant les faits d’infraction pénale et de violence, et interpelle sur la responsabilité des médias et des réseaux sociaux.
Une ligne rouge franchie selon l’avocate
Dans le sillage de la polémique qui secoue l’élection Miss Cameroun, Me Dominique Fousse a rompu le silence. L’avocate engagée réagit au lynchage médiatique subi par Josiane Golonga, suite à la fuite de ses conversations privées. « S’approprier des discussions intimes, c’est franchir une ligne rouge », a-t-elle déclaré. Pour elle, cette affaire soulève des questions cruciales sur l’atteinte à la vie privée et le harcèlement en ligne.
La viralité, amplificateur d’un « drame »
Les échanges privés de la jeune femme ont été largement diffusés sans leur contexte, alimentant ce que Me Fousse qualifie de « meute numérique ». Elle martèle que le vol de ces données personnelles constitue une infraction pénale, et non une simple opinion. L’affaire a connu une ampleur considérable, avec plus de 500 000 partages sur les réseaux sociaux, propageant le « drame » depuis Yaoundé à l’ensemble des régions du pays.
Une violence dénoncée à l’approche du 8 mars
« Publier des échanges privés pour exposer une jeune femme à la vindicte publique n’a rien d’un jeu. C’est une violence », insiste Me Fousse. Son intervention survient à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, mettant en lumière, selon elle, les failles de la société numérique camerounaise. Elle estime que Josiane Golonga « paie cher » cette fuite de données, victime d’un « lynchage médiatique destructeur ».
Un appel à la responsabilité des médias et des autorités
L’avocate interpelle directement la responsabilité des médias et des plateformes numériques dans la propagation de ces contenus. « Refuser de relayer, c’est protéger », affirme-t-elle. Elle questionne également le rôle des autorités, mentionnant le Ministère de la Communication, en rappelant que la liberté d’expression a des limites. « Informer ne rime pas avec humilier », conclut-elle, laissant en suspens une interrogation centrale : la viralité justifie-t-elle la violence en ligne ?

