À l’approche de la visite annoncée du pape Leon XIV au Cameroun en avril, le politologue Aristides Mono questionne publiquement la nature des relations entre le Saint-Siège et le pouvoir en place à Yaoundé, employant des termes très critiques.
Une interrogation publique adressée au Saint-Siège et à Leon XIV
Le politologue et analyste camerounais Aristides Mono a publiquement exprimé ses interrogations concernant les relations entre le Vatican et le régime du président Paul Biya. Dans des propos rapportés, il interpelle directement l’institution catholique : « Le Vatican nous dira ce qu’il fabrique avec le régime de Paul Biya ».
Un régime qualifié de « peu recommandable »
Le consultant de l’émission « Droit de réponse » sur Equinoxe Tv a assorti sa question d’un jugement sévère sur les interlocuteurs camerounais du Vatican. Il a décrit le régime comme étant constitué de gens « peu recommandables » et « déconseillables », soulignant la contradiction qu’il perçoit dans de telles fréquentations.
Une analogie critique pour illustrer le propos
Pour étayer son point de vue, Aristides Mono a eu recours à une analogie forte. Il a invité à imaginer un évêque ou un prêtre qui, « pendant 44 ans, continue de rendre visite à un chef de gang », partageant ostensiblement des moments avec « des dealers, des vendeurs de drogue ». Cette comparaison vise à illustrer le malaise que lui inspire, selon ses dires, la visite annoncée du pape.
La référence à la mission chrétienne, mais avec des limites
L’analyste a néanmoins reconnu la logique évangélique qui pourrait motiver un tel dialogue, en évoquant le principe selon lequel « Jésus est venu pour les pêcheurs ». Cependant, il estime que cette justification a ses limites, laissant entendre que la durée et la nature des relations peuvent légitimement susciter des questions.

