Élu à la présidence de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo a effectué une visite protocolaire à son prédécesseur, Cavaye Yeguie Djibril. Il a obtenu 133 voix sur 147 votants, les 14 autres bulletins ayant été déclarés nuls. Ce résultat lui confère un score de 90,47%, traduisant un large soutien au sein de l’hémicycle lors de ce scrutin.
Par cette élection, Théodore Datouo succède à Cavaye Yeguie Djibril, qui présidait l’Assemblée nationale depuis 1990. Le mandat de ce dernier, l’un des plus longs pour un président d’assemblée en Afrique, a pris fin avec ce vote. L’élection de Datouo ouvre ainsi une nouvelle page pour la chambre basse du Parlement camerounais, une transition observée avec intérêt par la classe politique.
Une visite de courtoisie et de transmission
Peu de temps après son élection, le nouveau président de l’Assemblée nationale s’est rendu au domicile de Cavaye Yeguie Djibril. Cette visite, qualifiée de courtoise et protocolaire, visait à rendre hommage à l’ancien président. Des images de la rencontre, diffusées sur les réseaux sociaux, montrent les deux hommes échangeant en présence de plusieurs de leurs collaborateurs. Cette séquence illustre un moment de transmission formelle entre l’ancien et le nouveau patron de l’institution.
Réactions à un changement de cap
Ce changement à la tête de l’Assemblée nationale a suscité des réactions au sein de la classe politique. Plusieurs députés et leaders d’opinion ont salué cette transition, y voyant l’avènement d’une nouvelle ère pour le travail parlementaire. La portée symbolique de cette succession, après 36 ans de présidence ininterrompue, est largement reconnue, même si les implications pratiques sur le fonctionnement de l’institution restent à observer.
L’accession de Théodore Datouo au « perchoir » consacre un parcours politique au sein des institutions camerounaises. Député élu, sa large majorité lors du vote interne démontre une assise significative parmi ses pairs. Sa première action officielle, consistant à rencontrer son prédécesseur, s’inscrit dans une tradition de continuité républicaine et de respect des anciens. La suite de son mandat définira la tonalité de sa présidence et son approche des dossiers parlementaires.

