Une escalade militaire directe entre les États-Unis et l’Iran a débuté le week-end dernier. Alors que le Pentagone confirme le lancement de l’opération Epic Fury, les premières frappes ont causé d’importants dégâts et des centaines de victimes. La question de la soutenabilité financière et logistique de ce nouveau conflit se pose.
Une opération de grande envergure lancée contre l’Iran
Le long affrontement entre les États-Unis et l’Iran est entré dans une nouvelle phase samedi dernier avec le début de frappes aériennes conjointes américano-israéliennes sur le territoire iranien. Le président américain Donald Trump a confirmé cette action, qualifiée d' »opération de combat majeure » dans une vidéo publiée sur Truth Social le 28 février. Le Pentagone a par la suite précisé que la mission portait le nom d’**Opération Epic Fury**. Son objectif déclaré est d' »empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire », avec la volonté de « détruire leurs missiles et de raser leur industrie missile au sol », selon les mots de Donald Trump.
Des premières frappes aux conséquences immédiates
Les premières vagues de frappes ont visé plus de 1 250 cibles en Iran, selon l’état-major américain. Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a également indiqué avoir détruit 11 navires iraniens. Les cibles comprenaient des installations liées au programme nucléaire et des figures de l’establishment de la défense iranienne. L’une des conséquences les plus marquantes a été la mort du Guide suprême iranien, l’**Ayatollah Ali Khamenei**, dont le complexe à Téhéran a été frappé et lourdement endommagé. Selon le Croissant-Rouge iranien, au moins 555 personnes ont été tuées dans 130 localités différentes à la suite de ces attaques.
Un arsenal militaire diversifié déployé
L’opération Epic Fury mobilise un large éventail de moyens militaires. Selon le CENTCOM, plus de 20 systèmes d’armes différents, opérant depuis les airs, la mer et la terre, sont engagés. Parmi les équipements mentionnés figurent des avions de combat comme le **F-15** et le **F/A-18 Super Hornet**, des bombardiers **B-1** et **B-2**, ainsi que des drones **Reaper**. La marine américaine déploie des systèmes comme le missile **Tomahawk** et le **SM-6**. Pour la défense, des intercepteurs de missiles balistiques tels que le **Patriot** et le **THAAD** sont également utilisés.
La question cruciale du coût et de la soutenabilité
Donald Trump a laissé entendre que les opérations pourraient durer « quatre à cinq semaines », soulevant la question de la capacité des États-Unis à soutenir un nouveau conflit prolongé au Moyen-Orient. Le coût total de la campagne est difficile à prévoir. Cependant, un élément de comparaison existe : selon le rapport 2025 « Costs of War » de l’Université Brown, les États-Unis ont déjà fourni à **Israël** environ **21,7 milliards de dollars** d’aide militaire depuis le 7 octobre 2023. Les opérations américaines de soutien à Israël au **Yémen**, en Iran et dans la région ont, quant à elles, coûté entre **9,65 et 12,07 milliards de dollars**. Cela porte le total des dépenses américaines liées au conflit depuis octobre 2023 à une fourchette comprise entre **31,35 et 33,77 milliards.

