L’accession d’Aurélie M. au titre de Miss Cameroun 2025, suite à la destitution de Josiane Golonga, est au cœur d’une tempête médiatique. Une lettre ouverte d’un journaliste camerounais l’accuse d’opportunisme et de complicité dans un processus qu’il juge illégitime, jetant une ombre sur cette succession.
Une succession dans la tourmente
La désignation d’Aurélie M. comme nouvelle Miss Cameroun 2025 intervient après la destitution de la lauréate initiale, Josiane Golonga (également connue sous le nom de Harangada Golonga Josiane), par le Comité Miss Cameroun (COMICA). Ce comité est lui-même critiqué, étant accusé publiquement de « corruption et de pratiques douteuses ». Dans une lettre ouverte adressée à la nouvelle reine, un journaliste camerounais estime que cette succession porte « le visage hideux de la trahison et de l’opportunisme ».
Une légitimité contestée dès l’origine
Le journaliste rappelle qu’Aurélie M. a bien participé à l’intégralité du processus de sélection de Miss Cameroun 2025, mais qu’elle a échoué à convaincre le jury et le public lors du vote final. Le titre est revenu à Josiane Golonga, âgée de 24 ans. Pour l’auteur de la lettre, le fait d’accepter la couronne après la destitution de la gagnante légitime par un comité discrédité équivaut à signer une « déchéance morale ». Il lui reproche de ne pas avoir endossé un rôle de « grande sœur protectrice » face à une cadette.
Des accusations de complicité active
La polémique s’envenime avec des accusations plus directes. Le journaliste affirme que l’empressement d’Aurélie M. à occuper les fonctions et à récupérer les comptes sociaux officiels du titre dès le mois de décembre, bien avant l’officialisation de la destitution, « trahit une complicité évidente ». Il sous-entend qu’elle aurait été un « instrument, voire l’instigatrice dans l’ombre » d’une campagne de « lynchage et de cyber-harcèlement » visant à déstabiliser Josiane Golonga, dont le seul crime aurait été d’avoir refusé des « combines » du COMICA.
Un appel à la renonciation et une réputation en jeu
Face à cette situation, le journaliste lance un appel pressant à la nouvelle Miss. Il estime que son ambition était « noble » et qu’elle aurait pu retenter sa chance lors d’une prochaine édition. En revanche, « choisir le raccourci de la destitution orchestrée est une tâche indélébile sur votre réputation », écrit-il. Il conclut sa lettre par un appel à la démission, lui enjoignant de « renoncer » à une couronne qu’il qualifie de « couronne de l’ombre » et qui, selon lui, « n’est pas un sacre ». Cette affaire continue de diviser l’opinion et d’alimenter le débat sur la transparence des concours de beauté au Cameroun.

