L’ancien militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Armand Noutack II, affirme que son ancien parti risque de voir sa liste pour les prochaines élections législatives et municipales rejetée par les autorités en charge du processus électoral. Selon son analyse, cette éventualité découlerait de la situation des membres fondateurs du parti. Il soutient que « presque tous les membres fondateurs sont soit en prison, soit exclus définitivement du parti ».
Maurice Kamto directement mis en cause
Le cœur de l’argumentation d’Armand Noutack II repose sur le statut du président du MRC. Il rappelle avec insistance dans sa publication : « MAURICE KAMTO N’EST PAS MEMBRE FONDATEUR DU MRC ». Pour l’analyste, cette situation créerait une vulnérabilité juridique. Il avertit les militants que si les candidatures sont rejetées, il ne faudra pas, selon lui, « trouver des excuses » ou incriminer le ministère de l’Administration territoriale (MINAT), ELECAM, le Conseil constitutionnel ou l’administration. « Ce ne sera de la faute ni du MINAT, Ni celle d’ELECAM, Ni du conseil constitutionnel, Ni celle de l’administration, Mais la faute de Maurice Kamto uniquement », écrit-il.
Un avertissement aux militants et un rappel des tensions internes
La sortie d’Armand Noutack II se présente comme un avertissement à ses anciens camarades. Il anticipe les réactions de dénonciation d’injustice ou de « contrôle orienté » du processus électoral, qu’il rejette par avance. Sa publication évoque également des divergences passées, notamment sur la question du « mandat impératif », un sujet sur lequel il dit avoir « tiré la sonnette d’alarme » sans être écouté.
Le cas concret d’un fondateur exclu en justice
Le rappel fait par l’analyste trouve un écho dans une actualité judiciaire. Joseph Thierry Okala Ebode, présenté comme l’un des membres fondateurs du MRC, a été exclu du parti pour « trahison ». Il a contesté cette décision en déposant une assignation en nullité devant le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi à Yaoundé, dénonçant des irrégularités de procédure. Cette affaire a été renvoyée au 26 mars 2026 pour la production de pièces, illustrant les conflits internes qui secouent la formation politique.
Le MRC n’a pas réagi dans l’immédiat à ces affirmations.

