Le football, c’est une distraction selon Olson Bao

Olson Bao est un des Vice-présidents du PCRN. Il s’insurge de la place médiatique qui est dédiée depuis plusieurs années aux affaires entourant le football camerounais.

Il estime que l’on offre aux camerounais les discussions et débats interminables sur le football afin de les éloigner de l’essentiel. Et cela fait 40 ans que ça dure.

Voici les propos du Vice président du PCRN :

« Pendant ce temps de centaines d’innocents jeunes Camerounais, continuent à croupir en prison. Leur faute ! avoir porté critique au régime de Mr Biya. De dizaines d’enfants et de soldats continuent à mourir chaque jour dans le NOSO, des responsables de hauts rangs continuent à soustraire les fonds publics dans les marchés douteux relatifs à la construction des infrastructures sportives, le tout sans impunité.

Dans nos commissariats, des policiers se transforment en justiciers et torturent à la machette de simples suspects. Non loin du commissariat, des militants du RDPC bloquent la voie publique au motif du renouvèlement des organes de base de leurs parti politique, chantant les louanges de leur dieu invisible et utilisant sans questionnement le matériel électoral appartenant à Elecam.

Non mais ce n’est pas grave tout ça ! l’élection à la fécafoot est bien l’événement le plus important qui puisse arriver au Cameroun en cette fin d’année. D’ailleurs tout le monde en parle, surtout depuis que le Goleador Samuel Eto’o s’est porté candidat à cette élection.

J’ai même un peu l’impression que mon peuple s’intéresse plus à l’élection du président du ballon rond qu’à l’élection de son président de la république.


Le constat est bien triste, mais la réalité est cruelle ! Comment en sommes nous arriver là ? C’est même à croire que c’est le peuple qui vote le président du ballon rond !

Alors permettez moi de me pose la question ! pourquoi tant de jacasseries autour d’une élection donc nous savons tous d’avance que l’issue ne dépend que de la capacité des candidats à convaincre par tous les moyens un collège électoral composé majoritairement des électeurs financièrement pas très au point ?

Voilà pourquoi je me permets de tirer la sonnette d’alarme, évitons cette nouvelle distraction, notre pays va très mal, je ressens beaucoup de peine à chaque fois que j’ouvre mon téléphone et que je visualise sur mon WhatsApp les images de nos soldats et de nos enfants tués dans le NOSO, bien que grand fan de football (pour ceux qui me connaissent), je puis vous dire que cette élection est une nouvelle distraction qu’il faut éviter à tout prix en ces moments graves !

Evitons cette fois de consommer avec excès cet opium qu’est le football, que nous sert le régime de Mr Biya depuis 40 ans ! « 

Les élections en Afrique au temps de la COVID

Malgré la pandémie, la plupart des pays ont respecté leur calendrier en 2020

ONU/MINUSCA – Malgré une situation sécuritaire fragile, les Centrafricains ont massivement exercé leur devoir civique en se rendant dans les centres de vote et en votant.

La République centrafricaine et le Niger ont tenu leurs élections présidentielles et législatives le 27 décembre 2020 clôturant ainsi une année difficile où, malgré les craintes de perturbations dues à la pandémie de la COVID-19, la plupart des pays d’Afrique ont réussi à respecter leur calendrier électoral.

Cependant, dans deux des pays les plus observés, les scrutins ne se sont pas déroulés comme initialement prévu.  En Éthiopie, les élections parlementaires prévues pour le 29 août ont été repoussées à la mi-2021, tandis qu’en Somalie, la date limite pour les élections parlementaires de décembre 2020 n’a pas été respectée, bien que la date prévue pour les élections présidentielles de février 2021 reste au calendrier.

Les élections des membres de la Chambre des représentants du peuple et des conseils d’État régionaux dans toute l’Éthiopie devaient se tenir dans le nouvel environnement politique inauguré par les réformes du Premier ministre Abiy Ahmed. Il a remporté le prix Nobel de la paix en 2019 pour avoir mis fin à un conflit de deux décennies avec l’Érythrée voisine.

En Somalie, les élections de 2020 devaient être les premières depuis 50 ans et les électeurs devaient élire le président et ses représentants par vote direct. Les derniers scrutins au suffrage universel dans le pays ont eu lieu en 1969. Les élections présidentielles subséquentes, tenues en 2009, 2012 et 2017, ont impliqué un système de milliers de délégués de clans votant pour des représentants parlementaires, qui à leur tour ont élu le président. 

Au Tchad, les élections législatives, initialement prévues pour le 13 décembre, sont maintenant prévues pour le dernier trimestre de 2021. 

Malgré une situation sécuritaire fragile, les Centrafricains ont massivement exercé leur devoir civique en se rendant dans les centres de vote et en votant. Photo : ONU

Malgré la COVID-19

En février, les Togolais se sont rendus aux urnes pour élire leur président, quelques semaines seulement avant le bouclage de la COVID-19.

Puis, en mars, le Cameroun a organisé à nouveau des élections législatives dans une douzaine de circonscriptions, tandis que le 22 mars, les Guinéens ont participé à un référendum constitutionnel et à des élections générales très contestés. 

Une semaine plus tard, les Maliens ont tenu leurs élections générales.

En mai, les électeurs du Bénin ont élu leurs représentants locaux, tandis que les Burundais ont élu leur président. 

En juin, les Malawiens ont été appelés à nouveau aux urnes pour une nouvelle élection présidentielle après que les tribunaux ont invalidé les résultats d’un précédent scrutin en 2019.

Les Égyptiens ont choisi leurs sénateurs en août, tandis qu’en octobre, la Côte d’Ivoire, les Seychelles et la Tanzanie ont tenu leurs élections présidentielles et que les Cap-Verdiens ont élu leurs représentants au conseil municipal.

Le mois de novembre a débuté par un référendum constitutionnel en Algérie, qui s’est tenu le 1er novembre, suivi d’élections générales au Burkina Faso, le 22 novembre. 

Puis le 7 décembre, les Ghanéens ont tenu leurs élections législatives et présidentielles, tandis que les Libériens ont été appelés à un référendum constitutionnel et à une élection sénatoriale à mi-mandat.

Le 27 décembre, la République centrafricaine et le Niger ont terminé l’année sur les élections en Afrique en 2020. Les Centrafricains ont voté malgré les tentatives de certains groupes rebelles de perturber le scrutin. Au Niger, le processus aurait été largement pacifique. 

Dans les deux pays, des seconds tours sont prévus pour le Nouvel An, ce qui marquera le début d’un nouveau cycle du calendrier 2021 sur le continent.

Élections prévues en 2021 

PaysScrutinDate
AngolaLocalAvr 2021
BéninPresidentiel & LocalAvr 2021
Burkina FasoLocalMai 2021
Cap-VertPrésidentiel & ParlementaireMar 2021
République centrafricaineAssemblée nationale (deuxième tour)8 Fév 2021
TchadAssemblée nationale & Local 24 Oct 2021
TchadPrésidentiel4 Avr 2021
Côte d’IvoireAssemblée nationaleOct 2021
DjiboutiPrésidentiel8 Fév 2021
EthiopieChambre des Représentants31 Août 2021
GabonSénatDébut 2021
GambiePrésidentiel4 Déc 2021
LibyePrésidentiel & Parlementaire24 Déc 2021
MadagascarLocal & Sénat (indirect)  2021
MauriceLocal 2021
MarocChambre des représentants, assemblée locale des conseillers (indirect, après local)Sep 2021
NigerPrésidentiel (deuxième tour)21 Fév 2021
Republic of CongoPrésidentiel31 Mar 2021
RwandaLocalFév 2021
SénégalRégional & Local28 Mar 2021
São Tomé & PríncipePrésidentielJuillet 2021
SomaliaPrésidentiel (indirect)8 Fév 2021
SomalilandChambre des représentants et SénatMai 2021
Afrique du SudDistrict et MunicipalAoût 2021
Soudan du SudPrésidentiel, Assemblée nationale, LocalAoût 2021
OugandaPrésidentiel, Assemblée nationale (premier tour)10 Janv 2021
OugandaPrésidentiel, Assemblée nationale  (deuxième tour)8 Fév 2021
ZambiePrésidentiel, Assemblée nationale, Local12 Août 2021

Afrique Renouveau: 4 Janvier 2021

Par: Franck Kuwonu

Source: Electoral Institute for Sustainable Democracy in Africa (EISA)