Désinfection des édifices : le PM sur le terrain

Hier après-midi, le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute s’est rendu à la gare voyageurs de Yaoundé pour voir comment s’opère la décontamination. Accompagné des membres du gouvernement, il s’est fait une idée cette opération. Les équipes déployées sur le terrain ont présenté le dispositif utilisé pour assainir les lieux. Drapés dans leurs tenues de protection, les agents de décontamination procèdent par pulvérisation de tous les lieux fréquentés par les passagers. Au cours d’une projection, le Premier ministre a pu vivre l’expérience.

Ainsi, avant de pénétrer dans l’enceinte de la gare, tout passager passe par une cabine de désinfection installée à l’entrée, qui pulvérise, sous forme de vapeur, la solution nécessaire pour désinfecter vêtements et chaussures. Puis, le dispositif de solution hydro-alcoolique pour nettoyer les mains est installé à la sortie de la cabine. A l’intérieur de la gare, est aménagé un espace où les passagers peuvent s’approvisionner en cache-nez. 

A ce jour, Camrail a réduit de moitié le nombre de passagers. « Dès que les premières mesures gouvernementales ont été décidées, Camrail les a suivies en totalité, en collaboration avec le ministère des Transports et celui de la Santé publique. Nous avons mis en place les informations, le thermoflash, la distanciation dans les voitures et la fermeture de quelques gares qui n’étaient pas sûres en matière de santé », a indiqué Pascal Miny, directeur général de Camrail.

A en croire Malachie Manaouda, ministre de la Santé publique, la décontamination de la gare voyageurs n’est pas un hasard. « C’est le domaine des transports et des loisirs qui est le plus impacté parce qu’il mobilise beaucoup de personnes à la fois. C’est nous qui circulons avec le virus et non l’inverse. Si on a un millier de personnes qui prennent le train, il suffit que deux ou quatre soient contaminées pour que le reste le soit également », a relevé le Minsanté. Selon lui, cette campagne sera étendue à d’autres structures, notamment les agences de transport, y compris dans d’autres villes du Cameroun. Un travail effectué avec la collaboration du ministère des Transports. 

Le Premier ministre et sa suite n’ont pas manqué de visiter l’intérieur d’un wagon pour voir les dispositions prises pour le respect des mesures d’hygiène.

Riposte contre le Covid-19 : 168 malades guéris

A ce jour, le Cameroun comptabilise 168 malades guéris du Covid-19. Résultat des efforts consentis à tous les niveaux par le gouvernement pour garantir la victoire face à cette pandémie. Face à la presse hier à Yaoundé, dans le cadre du briefing quotidien, Dr. Mahamat Fanne, directeur de la promotion de la santé au ministère de la Santé publique (Minsanté), a tenu à rassurer les Camerounais, même si le pays enregistre actuellement 21 décès. « Notre pays améliore de plus en plus sa réponse face au Covid-19. Après les 20 mesures édictées par le gouvernement, la définition des quatre axes stratégiques qui constituent notre cheval de bataille donne déjà des résultats satisfaisants », a-t-elle souligné.

A titre indicatif, dans le cadre de la mission gouvernementale de lutte contre le coronavirus, la responsable au Minsanté a énoncé le lancement officiel de la campagne de décontamination et de désinfection des édifices et espaces publics hier dans la capitale par le Premier ministre, chef du gouvernement. Et bien sûr, la présence du ministre de la Santé publique à l’Assemblée nationale pour sensibiliser et édifier les députés. Avec pour objectif affiché d’outiller davantage les parlementaires pour un engagement sans faille dans la lutte contre cette maladie. « Nous redoublons d’ardeur à cet effet en renforçant notre système de surveillance épidémiologique. Les équipes techniques du ministère de la Santé publique et les partenaires continuent d’être à pied d’œuvre pour limiter les risques de contagion dans les communautés », a assuré Dr. Mahamat Fanne.

Pour limiter les risques de propagation du virus, préconise-t-elle l’implication de tous s’avère nécessaire. Ceci en adhérant aux mesures barrières édictées par le gouvernement. Le directeur de la promotion de la santé au Minsanté invite alors, à la responsabilité des familles. Elle les encourage à composer le numéro vert pour tout cas suspect en vue d’une meilleure prise en charge. Sans oublier le respect des mesures et précautions d’hygiène et de distanciation sociale.

Détention et vente illégale de chloroquine : des établissements de santé scellés

Au centre médical Saint Etienne de Biyem-Assi à Yaoundé, tout est fermé depuis mercredi en fin d’après-midi. Le personnel est en chômage technique. Les malades devront voir ailleurs. Hier matin, ils l’ont compris à leurs dépens, alors qu’ils venaient, par dizaine, soit pour une consultation, soit pour passer des examens. Des scellés ont été apposés la veille sur le portail qui donne dans l’enceinte de la structure hospitalière. « Un véhicule, avec à son bord des gendarmes et un représentant du sous-préfet de Yaoundé VI, est arrivé ici aux alentours de 16h30. Ils ont fait sortir les malades encore sous perfusion et fait partir le personnel qui s’y trouvait », relate Martin Metangmeken, directeur du centre médical.

Cet établissement de santé fait partie des quatre structures, dont deux centres de santé et deux pharmacies, frappées d’une mise sous scellés, du ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda. En ce qui concerne le centre médical Saint Etienne, trois motifs sous-tendent sa fermeture : exercice illégal de la pharmacie, détention et vente illégale de chloroquine falsifiée, sans autorisation. Le directeur du centre ne  reconnait pas les faits qui lui sont reprochés. « Nous avons eu le contrôle d’une équipe mixte du ministère du Commerce et du Minsanté le 30 mars. Ils ont trouvé de la plaraquinine qu’ils ont soupçonnée d’être de la chloroquine. Nous ne vendons pas de chloroquine ici. Par ailleurs, nous avons une propharmacie ici depuis toujours, comme cela est prévu dans les textes pour les centres médicaux », se désole Martin Metangmeken, occupé à renvoyer vers l’hôpital de district de Biyem-Assi, tous les patients venus se faire consulter ou soigner. Dans la même situation, un autre centre de santé, « Horizons Santé », se trouve dans la même situation.

En ce qui concerne les pharmacies, les motifs diffèrent. A la Pharmacie de la Foi, située au quartier Odza, mise sous scellé pour 30 jours, il est reproché l’absence de pharmaciens aux heures d’ouverture, la vente de chloroquine falsifiée sans autorisation, sans ordonnance et à titre préventif. La pharmacie « Le Bon berger » à Nouvelle route Omnisports écope de la même sanction pour vente de chloroquine falsifiée, sans autorisation, et approvisionnement chez un fournisseur non agréé. Sur le terrain, l’autorité administrative se charge de l’application de ces sanctions.

Containing Covid-19 : Health Minister Presents Global Situation

Public Health Minister, Malachie Manaouda on April 16, 2020 presented the global situation of the coronavirus in Cameroon to members of the National Assembly, calling on improved individual responsibility in suppressing the nightmare. This was during a plenary sitting chaired by the House Speaker, Cavaye Yeguié Djibril in the presence of the Minister Delegate at the Presidency in charge of Relations with the Assemblies, Bolvine Wakata. The Public Health Minister presented different government efforts at the coordination (preventive), diagnostic and care-taking of asymptomatic and symptomatic cases of the virus. 

Giving a presentation of the situation in Cameroon, Malachie Manaouda said as at April 16, 2020 there are 922 confirmed cases in the country amongst which are 24 health care providers, 225 healed persons, 374 persons currently hospitalised with 30 of them on respiratory aid. The Centre Region, he further indicated, counts 541 cases with the Littoral Region having 306 cases while the West Region has 60 cases. The South West Region records nine cases with the South and East Regions each having two confirmed cases. Affected ages, the Minister said, are between the ages of 0-80 years. “About 1,781 contacts are being traced and the call centre has received so far 40,782 calls. 

As per further measures taken by government, Public Health Minister revealed 100 respiratory aid machines are due to arrive on Saturday with a shipment of about 300,000 test kits expected in the nearest possible future. Cameroon at the moment, Minister Malachie Manaouda stated, has 18,900 test kits. Giving updates on the National Solidarity Fund account created at the request of the President of the Republic to contain the virus, the Minister said besides the FCFA one billion offered by Paul Biya, four enterprises have equally made contributions to the tune of FCFA 960 million. 

Relating to change in communication mechanism by his Ministry, he noted they have now adopted a more practical approach of presenting the evolution of the pandemic. “When the very first cases were announced, popular feedback had it that Cameroon had announced the cases to benefit financial assistance from the World Health Organisation. With the population sufficiently aware of the presence of the virus in the country, we now share practical information on prevention,” he explained. 

Proposals of MPs were noted by the Minister as he beckoned them to help spread prevention measures on containing the virus in Cameroon.

Noun : le coup de main des élites

A ce jour, le département du Noun ne compte pas encore de cas positifs au Covid-19. Toutefois, des personnes qui ont été en contacts avec des cas confirmés sont suivies par le Système de gestion de l’incident basé à Bafoussam. D’où l’appel à plus de vigilance et de prudence, lancé hier à Foumban par le délégué régional de la Santé de l’Ouest, Dr Daouda Chinmoun. C’était à l’occasion de la remise par le ministre délégué aux Transports, Njoya Zakariaou, d’un important don constitué de matériels médicaux (lits, matelas, tables d’accouchement) aux hôpitaux de district de Foumban et Massangam et au centre médical d’arrondissement de Koukouet à Foumban ainsi que des kits de lutte contre le Covid-19 aux six districts de santé du département et à la communauté. 

La cérémonie présidée par le préfet du Noun, Donation Bonyomo. Les kits de lutte contre le Covid-19 sont constitués de 7 200 morceaux de savon, 3 000 masques de protection, 150 seaux de 80 litres dotés de robinets pour contenir de l’eau propre, 300 litres de solution hydro alcoolique, 200 litres d’eau de javel, 1 200 gants de protection. Pour le Dr Daouda Chinmoun, ce don est le bienvenu, tant les besoins sont immenses depuis la découverte du premier cas de Covid-19 au Cameroun le 6 mars dernier. « Cet acte doit être poursuivi afin que le département du Noun puisse avoir un plateau technique relevé pour prendre en charge les patients », a déclaré le délégué régional de la Santé. 

Pour le ministre délégué aux Transports, Njoya Zakariaou, représenté par son secrétaire particulier, Seidou Moluh Nsangou, ce don est une invite aux populations à respecter les mesures prises par le gouvernement et les gestes barrières édictés par l’OMS pour contrer le Covid-19. A ce titre, il a invité les populations à se laver régulièrement les mains avec de l’eau courante et du savon, à utiliser les solutions hydro alcooliques, à porter des masques de protection, à tousser dans le coude, etc. Le chef service du district de santé de Foumban le Dr Nourdi Mama Pepouomi s’est réjoui du don reçu en promettant d’en faire bon usage. Pour le préfet, Donatien Bonyomo, ce geste vient à point nommé et doit être suivi par les autres fils et filles du Noun pour que cette pandémie soit stoppée et ne fasse aucun dégât dans ce département.

Nyong et Mfoumou : appui précieux

Plus d’un millier de cartons de savon, pagnes, seaux et mini-futs de tailles variées équipés de robinets. C’est le don remis hier à Akonolinga pour les populations du Nyong et Mfoumou par deux fils du département, notamment Beti Assomo Joseph et Léopold Maxime Eko Eko, modestement accompagnés par des membres du Cercle de réflexion du Nyong et Mfoumou, dont son président Joseph Abanda. 

Les donateurs répondent ainsi à l’appel des autorités pour un effort citoyen dans la lutte contre le covid-19, a indiqué le représentant des principaux donateurs, le Pr. Alain Didier Olinga pour qui face à la « puissance nocive du Covid-19, aucune initiative ne saurait être de trop ». Le préfet Ernest Samuel Christian Ebwellé qui a réceptionné le don a exprimé sa gratitude aux bienfaiteurs à la générosité et à la discrétion bien établies. Il a aussi invité les récipiendaires a en faire bon usage pour préserver le département de tout cas de Covid-19 jusqu’à la fin de la pandémie. 

Ces âmes de bonne volonté n’auront donc pas attendu la survenue d’un cas dans le département pour agir. Et elless ont opté pour la meilleure des stratégies face à ce fléau invisible et tentaculaire, susceptible de transformer tout citoyen sans masque en ses agents propagateurs. « Ce don arrive à point nommé. Malgré la sensibilisation, les populations pensent qu’il s’agit d’une maladie des gens d’ailleurs et n’adhèrent pas toujours. Une vulgarisation excessive des techniques et points de lavage des mains devrait amener les gens à respecter les mesures édictées par l’Oms et le gouvernement », espère le Dr. Alphonse Azegue Bihina, chef de district de santé d’Akonolinga qui assure qu’un dispositif technique est prêt pour accueillir un cas éventuel dans cet arrondissement.  

Les dons ont été équitablement distribués aux maires des cinq communes du département, à savoir : Akonolinga, Mengang, Kobdombo, Endom et Ayos, à raison de 150 cartons de savons, 42 seaux et 40 pagnes chacune. Un appui d’une portée inestimable qui va renforcer la lutte contre ce un mal invisible semant la mort, tapie dans l’air et sur des objets. Les maires de Kobdombo et de Mengang, approchés, entendent disposer le matériel dans les groupements, villages, services administratifs et sociaux, afin que nulle part le virus ne puisse passer.

Doumaintang : des masques aux populations

La campagne de sensibilisation contre la propagation de la pandémie Covid-19 a franchi un nouveau cap mercredi, dans la commune de Doumaintang, département du Haut Nyong. En effet, le maire Honoré Koume, accompagné de ses deux adjoints et du sous-préfet, a lancé la campagne de distribution des cache nez aux populations. L’opération « Ensemble barrons la route à la pandémie Covid-19 » a commencé par le centre-ville. Trois étapes ont été ainsi faites, sur des notes de sensibilisation, avec des affiches à l’appui. Pour se faciliter la communication, la langue locale a été utilisée. En leur remettant ces outils, le chef de l’exécutif municipal a rappelé aux populations que la menace corona virus est réelle. Et que, Doumaintang, ville carrefour entre Doumé et Nguelemendouka, doit en être préservé. Du reste, avec deux cas confirmés dans la région de l’Est, rappelle-t-il Doumaintang doit être vigilante. Pour ce faire, poursuite le maire, les gestes simples d’hygiène, de distanciation sociale, se moucher dans un mouchoir jetable, ou pli de coude… En plus de ces masques distribués gratuitement, la mairie a pris des dispositions pour désinfecter le marché périodique à intervalles réguliers. Les agents communaux sont mis à contribution, avec l’utilisation d’un haut-parleur pour une sensibilisation permanente. “Aidons nous à nous sauver. Appliquons les mesures édictées par le gouvernement, c’est pour notre bien”, a insisté Honoré Koume, qui a par ailleurs demandé aux populations de mettre un accent sur l’assainissement, en nettoyant leurs maisons. Pour cela, un contrôle est institué assorti des sanctions. Un combat engagé contre la pandémie du corona-virus, dans un environnement propre. Cette opération, a été aussi rehaussée par la présence du délégué régional de la Santé publique de l’Est, fils du coin, Anicet Desire Mintop, venu appuyer l’initiative de la mairie.

Maroua : le lamido rouvre les mosquées

La fermeture des mosquées dans la ville de Maroua n’a duré que deux semaines à peine. Pendant cette période, les fidèles musulmans priaient en petits groupes dans les familles, question d’éviter des attroupements par ces temps de confinement dû au Covid-19. C’est pratiquement à la même période que l’évêque du diocèse de Maroua-Mokolo, Mgr Bruno Ateba Edo avait lui aussi pris la décision de suspendre les célébrations eucharistiques.  C’était à quelques jours de la Semaine sainte.  Qu’à cela ne tienne, les chrétiens ont eu à bien célébrer la Pasques, bien que la fête ait eu à se dérouler dans la sobriété. 

Alors que les mobiles qui ont amené le gouvernement à prendre ces mesures restrictives des libertés sont toujours d’actualité, sa majesté Bakary Bouba Alioum vient de procéder à une semi ouverture des mosquées. On constate depuis le week-end dernier, de longues files de fidèles musulmans qui vont prier dans les mosquées. « Le jeûne débute bientôt et il faut que les fidèles prient Allah afin qu’il fasse disparaître cette pandémie du coronavirus », a déclaré le lamido de Maroua. Sa doléance à l’endroit des autorités locales, c’est qu’elles mettent la police à la disposition des mosquées afin qu’aucune mosquée n’accueille en son sein plus de 50 fidèles. Le sultan de Kousseri vient lui aussi d’autoriser la réouverture des mosquées.

IAI-Cameroun : premier concours en ligne demain

C’est à partir d’une application créée par l’IAI-Cameroun, Centre d’excellence technologique Paul Biya que se déroulera le concours à travers le triangle national. Les détenteurs de baccalauréat et les élèves des classes de terminale sont habilités à concourir sous réserve de l’obtention de leur diplôme. C’est pour l’entrée dans cet établissement au titre de l’année académique 2020-2021. Les candidats devront disposer d’un ordinateur muni d’un navigateur web, d’une webcam dont l’image est claire et d’un microphone. Sans oublier l’essentiel qui est la connexion Internet. Des liens d’accès à l’application leur ont déjà été envoyés. Jeudi, une séance de formation a été organisée avec tous les candidats afin qu’ils soient sur la même longueur d’onde, pour ce qui est de l’utilisation de la plateforme digitale du concours. 

L’examen devant se faire en ligne, notamment en l’absence de tout surveillant, des dispositions pour empêcher des cas de tricheries ont été prises. « Nos ingénieurs ont développé une application qui prend en compte tous les aléas. Pour éviter la tricherie, l’application est dotée d’un système de reconnaissance faciale du candidat en train de passer l’examen. Bien plus, cette application assure le contrôle du poste de travail sur lequel le candidat compose et ce, du début à la fin de l’examen. Ce sont des garde-fous qui ne permettent pas au candidat d’effectuer une quelconque recherche sur Internet pendant l’examen ou de se mouvoir de manière suspecte », détaille Arman Claude Abanda, représentant résident de l’IAI-Cameroun. Lancé le 11 mars dernier, les candidats avaient jusqu’au  mercredi 15 avril pour transmettre leurs dossiers en ligne. Mais ils ont eu 24 heures de plus, du fait des soucis de connexion rencontrés par certains. Dès 7h30 demain samedi, les candidats retenus seront face aux épreuves écrites : tests psychotechniques, des épreuves de langues et de culture générale. Après celles-ci, suivra l’oral. Les résultats seront disponibles sur le site Internet de l’IAI-Cameroun et dans la presse.

 En cette période où sévit la pandémie du Covid-19 en effet, les chefs d’établissements font des mains et des pieds pour que l’école ne s’arrête pas. C’est sans nul doute dans cette optique que l’IAI-Cameroun, Centre d’excellence technologique Paul Biya organise ce concours en ligne L’établissement pratique le E-Learning depuis la fermeture des écoles, cette fois, place a été donnée au concours en ligne.

Normalisation des masques : les artisans invités à produire en qualité

Les masques de protection ne doivent pas avoir de coutures verticales ou transversales sur la façade. Ils doivent être doublés et faits à partir de tissus 100% coton. Ces indications sont celles du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Gabriel Dodo Ndoke, qui s’adressait ainsi aux promoteurs d’ateliers de production de masques à Yaoundé, mercredi dernier. C’était au cours d’une visite initiée par Achille Bassilekin III, ministre des petites et moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat. La descente sur le terrain visait à encourager ces organisations artisanales qui contribuent à la lutte contre le Covid-19. Les deux membres du gouvernement ont fait une première escale dans les ateliers de l’honorable Rose Cecile Epondo Fouda. L’atelier de couture y a réorienté sa production vers la confection des masques. Ici, 500 exemplaires sont produits par une dizaine d’ouvriers au quotidien. La principale difficulté que rencontre la structure, déplore le chef d’entreprise, est « le manque de matières premières de qualité sur le marché, notamment le tissu 100% coton». Une préoccupation à laquelle a répondu le ministre Gabriel Dodo Ndoke. « La priorité de la Cicam en cette période est la commercialisation de la matière première pour la confection des masques. Elle s’attèle désormais à mettre sur le marché du tissu 100% coton », a expliqué le ministre.

S’en est suivie la visite des locaux d’une petite entreprise au lieu-dit Carrefour Cradat. Spécialisée dans la promotion de l’éducation à travers les Tic, les jeunes ingénieurs ont réorganisé leur activité. Ils produisent désormais des masques en tissu pagne, le temps de la riposte au Covid-19. L’équipe constituée d’une trentaine de personnes est organisée à la chaîne, en fonction des tâches à faire : coupe, couture, packaging et commercialisation. « Nous produisons 4 000 masques par jour, depuis samedi dernier. Ils sont lavables et peuvent être utilisés même après 100 lavages », révèle le promoteur de la structure, Franck Ngarintcha. Problème cependant, a relevé le ministre en charge des industries : l’utilisation de tissus non appropriés et les coutures transversales. « Les coutures facilitent l’infiltration du virus. Car au fil des lavages, les coutures s’écartent. Il en est de même pour les autres tissus. C’est pourquoi il faut utiliser du 100% coton », a expliqué le directeur général de l’Agence des normes et de la qualité, Charles Booto à Ngon. Il en a profité pour inviter tous les fabricants de masques à prendre connaissance des normes camerounaises en matière de qualité, récemment adoptées par l’Anor.